Mon monitoring perso est à base de Grafana et d’InfluxDB. En me baladant dans les documentations de ce dernier, je suis tombé sur un outil sympa : Chronograf.

C’est un visualiseur de données InfluxDB. C’est produit par les mêmes gars qu’InfluxDB, et ça s’installe très facilement, via Docker ou via paquet (Deb, RPM, perso j’utilise du Debian).

En premier lieu, il faut récupérer et installer le paquet :

# curl -o https://dl.influxdata.com/chronograf/releases/chronograf_1.7.11_amd64.deb
# dpkg -i chronograf_1.7.11_amd64.deb 
Selecting previously unselected package chronograf.
(Reading database ... 39502 files and directories currently installed.)
Preparing to unpack chronograf_1.7.11_amd64.deb ...
Unpacking chronograf (1.7.11-1) ...
Setting up chronograf (1.7.11-1) ...
Created symlink /etc/systemd/system/multi-user.target.wants/chronograf.service → /lib/systemd/system/chronograf.service.

Je ne vous apprends rien (ou si, et si c’est le cas tant mieux), il faut activer le service au démarrage du système pour ne pas avoir à le démarrer à la main à chaque fois :

# systemctl enable chronograf

On démarre le service via systemctl start chronograf et surprise, c’est déjà fini. Par défaut, Chronograf utilise le port 8888, vous pouvez donc y accéder via http://ip:8888. Perso, je vous conseille de mettre un reverse proxy type nginx devant pour rajouter une terminaison SSL, ainsi qu’un DNS de votre choix.

Note : pour éviter de perdre 20 minutes inutilement, prenez garde à ce qu’il puisse bien parler à l’InfluxDB, qui utilise par défaut le port 8086.

Vous accédez par la suite à la page de configuration qui va vous demander ces infos :

config

  • Connection URL : l’url pour joindre le serveur InfluxDB, au format http://<ip>:port
  • Connection Name : un nom pour que vous reconnaissiez cette connexion du premier regard, comme “Production”
  • Username / Password : si vous n’avez pas activé l’authentification sur votre InfluxDB, vous pouvez laisser ces champs vides, sinon c’est là que vont vos credentials :)
  • Telegraph Database Name : paramètre optionnel, la base par défaut se nomme Telegraf

Quelques préférences de base à paramétrer et c’est prêt ! L’interface est assez intuitive à mon goût, et vous permet de construire des requêtes, des dashboards, etc.

Pour info, c’est également installable via Docker, où vous aurez deux options : soit créer un network pour que les deux conteneurs se parlent directement (merci le service discovery builtin de docker), soit les linker ensembles.